Je vous remercie pour cette invitation et pour l’occasion de célébrer ensemble la Journée internationale des droits des femmes.
Madame la Ministre, je me réjouis de la collaboration étroite entre les Nations Unies et votre Ministère. Je salue les initiatives importantes menées récemment en matière de participation politique des femmes et de mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité.
Ces initiatives témoignent d’un engagement national fort pour promouvoir les droits des femmes et renforcer leur participation à la vie publique.
Le thème de cette année — « Droits, Justice et Action pour toutes les femmes et les filles » — résonne particulièrement dans le contexte haïtien.
Malgré les progrès réalisés, les femmes et les filles font face à de nombreux défis pour exercer pleinement leurs droits et accéder à la justice. Dans un contexte marqué par la violence et l’insécurité, elles sont souvent les premières victimes.
Renforcer l’accès à la justice pour les femmes et les filles est donc essentiel. À cet égard, les efforts visant à renforcer les institutions judiciaires, y compris à travers les pôles judiciaires spécialisés, sont particulièrement importants, notamment pour enquêter et poursuivre les violences sexuelles et basées sur le genre.
La participation pleine et entière des femmes est également indispensable pour répondre aux priorités nationales : la sécurité, la préparation des élections et la relance économique.
Il est essentiel de garantir la participation pleine et entière des femmes, à la fois comme citoyennes et comme candidates. Leur participation renforce la légitimité des institutions et contribue à des processus politiques plus inclusifs et représentatifs.
Le BINUH continue de promouvoir leur inclusion dans les processus politiques et de plaider pour le respect du quota de 30 % de femmes, à tous les niveaux, fixé par la Constitution.
La nomination de cinq femmes parmi les dix-huit membres du nouveau gouvernement constitue un pas encourageant vers une plus grande participation des femmes à la vie publique, même si des efforts restent nécessaires pour atteindre le seuil de représentation prévu par la Constitution.
Mesdames et Messieurs,
L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de droits. C’est aussi une condition essentielle pour la paix, la stabilité et le développement d’Haïti.
Les Nations Unies restent pleinement engagées auprès des autorités haïtiennes, du ministère de la Condition Féminine et des Droits des Femmes, ainsi que des organisations de la société civile pour soutenir ces efforts.
Je vous remercie.





